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Nouvelle recommandation des gynécologues après une fausse couche

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Nouvelle recommandation des gynécologues après une fausse couche

Les gynécologues modifient leurs recommandations : désormais, il faut essayer de retomber enceinte rapidement après une fausse couche, sans attendre plusieurs mois.

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Un ou deux mois, voire six mois selon l'Organisation mondiale de la santé, avant de tenter une nouvelle grossesse : c'est le délai actuellement recommandé à une femme qui vient de faire une fausse couche.

Cette pratique va changer, ont annoncé les gynécologues réunis en ce moment à Paris en congrès. Le point avec le Dr Cyrille Huchon, gynécologue au CHI de Poissy et coordinateur des recommandations en pratique clinique au sein du CNGOF ( Collège national des gynécologues et obstétriciens français).

Cette nouvelle recommandation concerne-t-elle toutes les fausses couches ?

Non. Elle concerne uniquement les fausses couches précoces, c'est-à-dire avant la fin du troisième mois de grossesse.

La cause d'une fausse couche à ce stade de la grossesse reste généralement inconnue : le plus souvent, l'embryon est porteur d'une anomalie qui ne rend pas possible son développement. La fertilité de la femme n'est pas a priori en cause.

Il existe cependant des facteurs de risque : l'âge, le surpoids, le tabac, l'alcool.

Et pour les fausses couches à répétition ?

Cela est effectivement différent quand il s'agit de fausses couches à répétition, c'est-à-dire à partir de trois fausses couches d'affilée (pas de grossesse menée à terme) avec le même partenaire.

Il faut comprendre pourquoi la grossesse ne peut être menée à son terme. Un bilan est alors indispensable, à la recherche d'une éventuelle malformation de l'utérus, d'une béance du col, d'une infection, d'une insuffisance hormonale...

Pourquoi cette évolution dans la pratique ?

C'est l'analyse de nombreuses études publiées dans la littérature scientique qui a abouti à ce constat : après une fausse couche, plus la femme remet rapidement en route une grossesse, plus elle a de chances de la mener à terme et sans complications.

Faut-il tout de même prévoir un suivi psychologique ?

Aucune étude ne permet de mettre en évidence ce bénéfice après une simple fausse couche.

Dans le cas de fausses couches à répétition, le suivi psychologique de la patiente, associé à un bilan par échographie, permet de diminuer légèrement le risque de nouvelle fausse couche.

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